Katia Guerreiro conquiert le public à l’opéra de Rennes!

Ce mardi 17 avril, c’était au tour de la grande fadista Katia Guerreiro de se produire sur la scène de l’opéra de Rennes (France), dans le cadre des « Divas du monde », saison 2017-2018.

Ce concert, qui affichait déjà complet depuis de nombreux jours, a tenu toutes ses promesses…et même bien au-delà.

Dans le cadre de la très belle et très louable initiative de faire connaître, au public rennais, les musiques traditionnelles du monde, au travers d’interprétations de leurs divas respectives, dans le cadre des « Divas du monde », et après avoir reçu, en cette année 2018, la chilienne Luciana Mancini en janvier, la camerounaise Kareyce Fotso en février, l’opéra de Rennes (France) recevait, en ce 17 avril, la portugaise et grande « fadista » (nom donné aux interprètes de fado) Katia Guerreiro.

Et que ce choix fut judicieux de la part des organisateurs des « Divas du monde » !

Si Katia Guerreiro n’est pas la plus connue sur le plan international, d’entre les grandes dames du fado de sa génération (elle débuta en 2000), comme peuvent l’être des Christina Branco, Benvinda ou encore Mariza – pour ne citer que les plus renommées -, Katia Guerreiro n’en est pas moins la plus reconnue par les puristes de cette musique traditionnelle portugaise, qui, sans rien retirer au talent des autres interprètes (citées précédemment ou non), voient – et SURTOUT – entendent en elle, l’écho de la plus grandes d’entre toutes les fadistas, à savoir, bien évidement, l’icône Amalia Rodrigues !

Et, en ce mardi 17 avril, alors que Katia Guerreiro donnait son quarantième concert en France sur ces seulement cinq dernières années – ce qui, sans compter le très grand nombre d’autres de ses concerts dans l’Hexagone depuis le début de sa carrière, en fait le second pays, après son Portugal natal, où elle se produit le plus (devant l’Espagne qui n’a l’honneur de ses prestations que quatre fois moins que la France) -, l’interprète de « Até ao fim » (titre éponyme de son dernier album en date, sorti en 2014), a fait la démonstration éclatante qu’elle était bien la plus emblématique représentante du fado classique !

Comme à son habitude, c’est en puisant du plus profond d’elle-même – cœur et âme – que Katia Guerreiro a fait vivre, vibrer, se lever, applaudir à tout rompre, et même fait pleurer ce public qui avait rempli l’entierté des places de l’opéra de Rennes ! Et, même si, contrairement à ses débuts, Katia Guerreiro ne chante plus les mains jointes dans le dos, se tenant juste face à son micro, c’est toujours bien les yeux fermés,  comme pour mieux voir la (les?) couleur(s) de la « Saudade », sachant même se mettre dans l’obscurité de la scène afin de mieux faire rayonner l’âme de ce sentiment indicible, et l’expression de ses mains qui sont autant de gestes de dons – et même d’offrandes -, à son public de toute la beauté que porte en lui le fado, que Katia Guerreiro a bien fait, une fois n’est pas coutume, la preuve qu’elle est LA Guerreiro, « guerrière »* de paix et d’amour, conquérant, non seulement, un public assez ouvert mais peu averti, mais, aussi, sa place au panthéon des porteurs de la culture lusophone, à l’instar des ces grands navigateurs portugais de l’âge d’or, faisant rayonner leur pays aux quatre coins du monde.

Christian Estevez

* « guerreiro » signifie « guerrier », en portugais.

Ci-dessous, quelques clichés de la présence à l’opéra de Rennes, de Katia Guerreiro (séance photo post-interview, balances et concert).

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