Sorties livres du 9 au 13 janvier 2019 : notre sélection

Pour cette seconde semaine de l’année 2019, soixante-deux ouvrages sortent chez les principaux éditeurs littéraires.

Nous vous présentons notre sélection de dix d’entre eux, dans cet article.

Mercredi 9 janvier

– « L’Étincelle », Karine Reysset (France) :

Résumé

Août 1993, Coralie quitte le modeste pavillon de banlieue de sa mère pour la splendide maison de famille de Soline, peuplée d’amis, de parents et d’enfants dont l’aisance et la culture l’émerveillent. Mais derrière les apparences, les amours débutantes virent à la passion, les secrets inavouables des adultes se révèlent, alors qu’au camping voisin une enfant disparaît. Dans cette atmosphère lascive et trouble, ce sera l’été de tous les apprentissages.

Avec L’Étincelle, Karine Reysset livre le roman de cet été brûlant, où une jeune fille en apprendra sur la vie bien plus qu’elle ne l’aurait voulu.

Éditions Flammarion – Prix : 18€

– « Le matin est un tigre », constance Joly (France) :

Résumé

Depuis quelques mois, la vie d’Alma se hérisse de piquants. Sa fille souffre d’un mal étrange et s’étiole de jour en jour. Tous les traitements s’échouent, et les médecins parlent de tumeur. Mais Alma n’y croit pas. Elle a l’intuition qu’un chardon pousse à l’intérieur de la poitrine de son enfant.

On a beau lui dire – son mari le premier – que la vie n’est pas un roman de Boris Vian, Alma n’en démord pas. À quelques heures d’une opération périlleuse, son intuition persiste. Il ne faut pas intervenir. C’est autre chose qui peut sauver sa fille….Elle, peut-être ?

Dans une langue merveilleusement poétique et imagée, Constance Joly met en scène l’histoire de ce que l’on transmet, malgré nous, à nos enfants. Le matin est un tigre parce que, certains jours, la vie est un combat et qu’il faut bien arriver à s’en débrouiller.

Editions Flammarion – Prix : 16€

– « Les couleurs de Fosco », Paola Cerada (Italie) :

Résumé

Ils n’ont qu’un désir, vivre leurs rêves : Irene veut assouvir sa passion artistique, Angiolino aimer librement et Rocco s’affranchir du passé trouble de son père. Mais ils sont nés à Fosco, village entre ciel et mer du sud de l’Italie, où deux puissantes familles ont droit de vie et de mort sur les habitants. Un soir de fête, Irene et Rocco s’unissent et voilà que leur destin chavire, avec celui du village tout entier.

Porté par un souffle poétique que vient assombrir une réalité cruelle, évoquant tour à tour les romans d’Elsa Morante et de Milena Agus, Les couleurs de Fosco donne voix avec force et tendresse à une jeunesse qui se bat pour sa liberté.

Editeur : Autrement – Prix : 21,90€

– « Le silence de Sandy Allen », Isabelle Marrier (France) :

Résumé

En 1975, elle mesure 2,32 mètres et entre dans le Guinness World Records Book. Sandy Allen est devenue, à vingt ans, la femme la plus grande du monde. Maigre consolation quand on est une fille ordinaire de l’Indiana pour qui rien ne va de soi. Ni jolie robe, ni patins à roulettes à sa taille, ni jeune prétendant. Qui, à part sa grand-mère, pour voir en Sandy Allen autre chose qu’un freak ? Un homme, Federico Fellini. Le Maestro, croisant son imposante silhouette au détour d’un journal, va lui composer un rôle sur mesure dans son Casanova et l’accueillir à Cinecittà. Mais comment Sandy pourrait-elle, elle qui aimerait tant passer inaperçue, s’emparer de cette unique occasion d’être superbement exposée ?

Isabelle Marrier continue, avec le Silence de Sandy Allen, de poser son regard sur des vies délaissées ou marginales, et de défendre, avec autant de tendresse que de lucidité, ces existences que l’on dit hors normes. De son écriture incroyablement incarnée, elle érige Sandy en miroir gênant d’une société que la différence effraie toujours.

Editions Flammarion – Prix : 19€

– « La fille du square », Angela Behelle (France) :

Résumé

Abigaëlle a vingt-six ans, une magnifique chevelure rousse, un passionnant métier de scénariste et… une cicatrice. Une fine ligne blanche le long de sa joue droite. Un souvenir de l’accident de voiture qui a transformé sa vie à jamais. Comment être une jeune femme à part entière, vive, enjouée, amoureuse, quand on porte sa souffrance sur son visage ?

La beauté, c’est le quotidien d’Erwan. Ses journées consistent à photographier les plus belles femmes de Paris, et souvent du monde, pour les plus prestigieux magazines.

Pourtant, cette jeune femme, assise seule sur son banc, le fascine. Est-ce la façon dont elle est plongée dans son travail ? Cette chevelure flamboyante qui dissimule toute une partie de son visage, comme pour accentuer son mystère ? Ou la vitesse à laquelle elle détourne les yeux quand elle surprend son regard sur elle ?

Bien vite, elle l’obsède. Il doit la rencontrer et percer le secret de la fille du square…

Editeur : Diva – Prix : 17,90€

– « Nos vies en l’air », Manon Fargetton (France) :

Résumé

Mina et Océan. Ces deux-là se retrouvent par hasard sur le toit d’un immeuble parisien. ils ont choisi le même spot, ce soir, pour en finir. Mais leur rencontre bouleverse ce projet: ils décident de s’accorder la nuit dans la ville, ensemble.

Une nuit comme un sursis. une nuit où tout peut arriver. Une nuit rythmée par les défis, les échos du passé et la liberté vibrante de l’inconnu. Jusqu’à l’aube, qui sera l’heure de la décision…

Editeur : Rageot – Prix : 15,90€

– « La nuit se lève », Elisabeth Quin (France) :

Résumé

La vue va de soi, jusqu’au jour où quelque chose se détraque dans ce petit cosmos conjonctif et moléculaire de sept grammes, objet parfait et miraculeux, nécessitant si peu d’entretien qu’on ne pense jamais à lui…”

Elisabeth Quin découvre que son œil est malade et qu’un glaucome altère, pollue, opacifie tout ce qu’elle regarde. Elle risque de perdre la vue. Alors commence le combat contre l’angoisse et la maladie, nuits froissées, peur de l’aube, fragilité de cet œil soudain osculté, trempé de collyres, dilaté, examiné, observateur observé…

Elisabeth Quin raconte, avec une sincérité magnifique, cette traversée dont nul ne voudrait – maladie, destin ou don, comment savoir, qui change son quotidien en secret, et le secret en vie quotidienne. Nous l’accompagnons chez les médecins – et c’est Molière, de drôlerie, d’incertitudes, de sciences fausses ou vraies, avec de rares grands humains. Nous la suivons chez les marabouts, qui veulent la protéger de notre regard. Nous découvrons ses lectures, de Lusseyran à Hervé Guibert et Jim Harrison. Et comme elle, nous travaillons nos sens : fermer les yeux sous la douche ; marcher dans la forêt, la main dans celle de son compagnon ; écouter les oiseaux ; penser aux paysages ; écouter la nuit ; s’imaginer sans miroir, vue et malvoyante, prisonnière mais au-delà…

La nuit se lève est ce récit, d’une beauté sublime, drôle à chaque page, terrifiant parfois, métaphysique malgré lui, sensuel, vivace – et contre toute attente, une marche vers la sagesse.

Editions Grasset – Prix : 15€

Jeudi 10 janvier

– « Le songe de Goya », Aurore Guitry (France) :

Résumé

Le songe de la raison engendre des monstres.

En décembre 1792, Francisco Jose de Goya y Lucientes, peintre du roi, se réveille aux Mallos, un village perdu dans l’Aragon. Il n’y a là-bas que la gardienne Rosario, sa chatte Loca et, la nuit, des morts. Des morts tyranniques, qui n’aspirent qu’à une chose : danser jusqu’au bout de la nuit, à en faire crever les vivants.

Qui est cette vieille sorcière et comment Goya s’est-il retrouvé dans cette étrange demeure ? Il se souvient s’être couché chez un ami, à Séville….ou était-ce sur un bateau, pris dans une terrible tempête ? Il n’a qu’une seule obsession : quitter ce village, reprendre ses pinceaux et peindre pour impressionner la cour. Mais les grotesques qui peuplent ses rêveries fantastiques en ont décidé autrement.

Le songe de la raison engendre des monstres….C’est ce que Goya comprend, cloué au lit, entre deux crises de fièvre et de délire causées par le saturnisme. De ce terrible songe dont il fut prisonnier naîtront ses célèbres Caprices, satires d’une société sur le déclin.

Aurore Guitry transforme le peintre en héros de roman, en le faisant voyager dans l’univers de ses tableaux. Et nous révèle un Goya romanesque et génial, drôle et désenchanté, mais surtout terriblement visionnaire.

Editions Belfond – Prix : 17€

– « Hunger », Roxane Gay (USA) :

Résumé

Si vous êtes une femme et que vous vivez aux États-Unis ou dans un pays occidental ; si vous êtes obsédée par l’idée de manger trop ou de ne pas manger assez (c’est plus rare) ; si vous utilisez des mots comme «craquer» et «péché mignon» – ces mots qui nous inspirent un sentiment de honte et destinés à mettre nos corps au pas, il est fort probable, et ce quelle que soit votre silhouette, que vous entretenez un rapport à la nourriture frisant le fétichisme.

À celles qui rentrent dans ce modèle de plus en plus étriqué, félicitations! Les vêtements sont coupés pour vous, les producteurs de chou kale vous adorent et l’opinion publique avec eux. Les autres risquent de rester dans l’ombre, à l’endroit précis où l’auteur de ce livre voulait se trouver.

Dans Hunger, un essai courageux et sans concessions, Roxane Gay retrace comment une agression sexuelle subie dans son enfance l’a conduite à prendre volontairement du poids afin d’être invisible et par conséquent «en sécurité». Dès le début de son livre, elle recommande à ceux qui ont soif de témoignage triomphant sur la perte de poids de passer leur chemin. Pourtant Hunger n’en est pas moins un triomphe, car, à travers l’expérience de Roxane Gay, nous apprenons une leçon fondamentale : nous devrions tous faire preuve de davantage de bienveillance envers la réalité du corps des autres et nous réconcilier avec le nôtre.

Editeur : Denoël – Prix : 20,90€

– « L’erreur », Susi Fox (Australie) :

Le pire est arrivé. Mais personne ne vous croit.

Sasha a toujours voulu un bébé.

Sa grossesse se déroule à merveille, jusqu’au jour où elle se retrouve à l’hôpital pour subir une césarienne d’urgence. À son réveil, elle demande à voir son enfant. Alors qu’elle s’attend à vivre un moment magique, Sasha plonge dans un cauchemar bien réel. Le nourrisson qu’on lui amène n’est pas le sien.

La jeune mère n’a aucun doute, même si personne ne la croit. Ni les infirmières qui évitent ses questions, ni son mari qui essaie de la convaincre, ni sa meilleure amie, appelée au secours.

Pour tous, Sasha souffre d’un stress lié aux circonstances de la naissance. Mais ce serait oublier combien l’instinct d’une mère est profondément ancré en elle, en dépit des apparences.

Si le bébé devant elle n’est pas le sien, où est passé son enfant ? Et qui a pu faire cette erreur ?

Editeur : Fleuve noir – Prix : 19,90€

Christian Estevez

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