Maroc: Une journaliste de 28 ans risque deux ans de prison pour avoir choisi d’interrompre sa grossesse !

La journaliste marocaine Hajar Raissouni risque deux ans de prison pour « avortement illégal ».

Si, en France, l’avortement est autorisé depuis la Loi Veil, en 1975, ce n’est pas le cas partout à travers le globe. Dans de trop nombreux pays, l’avortement est interdit et puni très sévèrement.

Depuis le 31 août, Hajar Raissouni est incarcérée. Elle a été interpellée à sa sortie du cabinet médical à Rabat où elle explique avoir été soignée pour une hémorragie interne. Mais la jeune femmes est accusée d’avoir eu des relations sexuelles hors mariage et d’avoir avorté.

Au Maroc, l’interruption volontaire de grossesse reste en effet interdite quand la vie de la mère n’est pas en danger. Le médecin d’Hajar Raissouni a, également, été arrêté , ainsi qu’un infirmier et une secrétaire médicale, puis, finalement, le fiancé de la jeune femme avec qui elle devait se marier, le 14 septembre.

Hajar Raissouni explique qu’elle serait victime d’une tentative d’intimidation. Selon la journaliste, cette arrestation est avant tout « une affaire politique », pour la « punir » suite à certains de ses articles. Selon « le Huffingtonpost », il s’agirait aussi d’intimider son oncle, lui aussi journaliste et critique vis-à-vis des autorités marocaines. 

Le 16 septembre, Hajar Raissouni comparaîtra devant les juges dans le cadre de son procès pour « avortement illégal » et « débauche ». Pour son avocat ces accusations sont absurdes et mensongères. Hajar se faisait traiter pour une hémorragie interne et, expertise médicale à l’appui, il montrera au tribunal qu’en réalité, elle était soignée pour une possible fausse couche.

« C’est un acte médical et nous avons un rapport médical qui dit qu’il n’y a pas d’avortement provoqué. Il y a peut-être un avortement spontané et cela, n’est pas criminel. Je vais demander la libération de Hajar Raissouni », Explique maître Saad Sehli.

La journaliste de 28 a aussi décidé de porter plainte contre la police pour torture suite à un « examen médical subi pour la forcer à avouer des actes qu’elle n’a pas commis », selon sa défense. « C’est un viol et une violence sexuelle, en plus d’être une torture. Il faut le condamner », s’indigne Ibtissam Lachgar, militante féministe du Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (MALI).

L’association des droits des femmes est monté au créneaux pour défendre la journaliste et dénoncé le système et la législation en place, et espère que cette Affaire permettra la mise en place d’une nouvelle législation et sa dépénalisation, tout simplement.

Kevin Negalo

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s