Littérature – Margaret Atwood annonce la sortie de « Les testaments », suite de son célèbre « La servante écarlate », sorti il y a 35 ans.

C’est à Londres que l’écrivaine à succès, Margaret Atwood, a annoncé, ce mardi 12 septembre, la sortie de son nouveau roman « Les testaments », suite tant attendue, si il en est, de « La servante écarlate ».

C’est dans une librairie londonienne que l’écrivaine canadienne, Margaret Atwood, a donné sa conférence de presse pour annoncer la sortie de la suite de son plus grand succès littéraire, la dystopie « La servante écarlate », publiée en 1985 (1987 en France) et qui s’est vendu à plus de 8 millions d’exemplaires, rien que pour son édition anglaise (dont une relance des ventes avec l’apparition du mouvement #metoo et après son adaptation en série télé, en 2017 – pourtant très loin, en terme de qualité, que la version cinéma de 1990, réalisée par le grand Volker Schlöndorff avec une distribution de grands talents reconnus).

Lors de cette conférence de presse, Margaret Atwood a tenu à faire savoir ses convictions profondément féministes qui, hélas, depuis quelques années, ont atteint le degré du fanatisme (lors de sa conférence de presse, Margaret Atwood a, entre autres, déclaré, à propos de la question de l’avortement, que « seules les femmes devrait avoir le droit de voter sur ces questions».

Dans « La servante écarlate », Margaret Atwood dénonçait, par l’intermédiaire du monologue intérieur de June, son héroïne, une société (les USA), devenue une théocratie (la « République de Gilead ») où, de fait, les femmes n’ont aucun droit, séparées en quatre classes – dont celle des « servantes », n’ayant pour unique rôle que d’être des reproductrices contre leur gré à qui l’on retire, immédiatement les enfants pour qu’ils soit, officiellement, ceux de la classe des « épouses » (toujours de milieu riche) -, toute la misogynie que charrie, immanquablement, toute religion et la violence d’une élite aisée qui s’octroie le droit sur le ventre des femmes par le principe des « mères porteuses » (obligées de porter, hors de la vue de leur « maître », une longue tenue couleur écarlate couvrant toute leur silhouette…et la tête couverte d’un large bonnet empêchant de voir le visage et cachant jusqu’à la moindre mèche de cheveux).

Pour ce qui est de « Les testaments », nous passons d’un récit à une voix à celui de trois voix, qui sont celles des deux filles de l’héroïne et celle de la cheffe des « tante » (la classe de celles tenues de soumettre mentalement les futures servantes, y compris par la pratique de la torture), quinze ans après la conclusion de « La servante écarlate ».

Ayant été personnellement conquis par « La servante écarlate », lorsque nous l’avons lu en 1991, après avoir vu sa version cinéma, et de ce que nous savons de l’histoire de « Les testaments », c’est avec impatience que nous attendons le 10 octobre 2019, date de sortie française, et dont nous ne manquerons pas de vous proposer une critique dans les pages de « FemmeS du Monde magazine ».

Christian Estevez

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