Une femme médecin sur six a déjà été harcelée sexuellement par un collègue ou un patient !

Un sondage publié ce 5 novembre dernier fait un nouvel état des lieux des violences subies par le personnel médical.

Le site « Medscape » a dévoilé, ce mardi 5 novembre les résultats d’un sondage sur le harcèlement sexuel chez les professionnels de santé en France et ils font froid dans le dos.

Rien n’a vraiment changé deux ans après le mouvement  #Metoo et #Balancetonporc, car, selon une enquête « Medscape » (un site d’information médicale), le harcèlement et les agressions sexuelles en milieu hospitalier sont encore présents .

Plus de 1 000 médecins à temps plein (ainsi que des infirmiers, sages-femmes, internes…), membres du réseau « Medscape » à avoir répondu à un questionnaire sur leur expérience au cours des six et trois dernières années d’exercice. Dans le détail, 45% sont des femmes, 70% des salariés et 63% travaillent à l’hôpital avec une majorité de médecins généralistes (1 sur 7), de médecins urgentistes, de psychiatres… Parmi eux, certains dénoncent des baisers non désirés, des caresses forcées, des menaces, des propos sexistes… de la part de collègues ou de patients.

L’étude indique notamment que 41% des infirmières et sages-femmes y ont déjà été confrontées, et qu’elles sont « dix fois plus souvent harcelées par un patient que par un collègue ». Parmi les victimes interrogées dans cette enquête, 65% disent avoir subi des « commentaires, regards à connotation sexuelle sur les parties du corps » et 36% des « gestes à connotation sexuelle non désirés ». Dans les trois quarts des cas, le harceleur était un homme et, dans 61%, un autre médecin qui occupe généralement une position hiérarchique plus haute.

Aujourd’hui, 71% des victimes avouent ne pas avoir dénoncé l’auteur du harcèlement « en raison d’un sentiment d’impunité qui protégerait les harceleurs ». Et les conséquences peuvent parfois être dangereuses : « 20% des victimes ont envisagé de démissionner, 8% l’ont fait. Plus d’un tiers ont indiqué avoir eu de la difficulté à se concentrer et, pour un quart d’entre elles, l’incident a eu un impact négatif sur l’attention qu’elles portent à leurs patients, les conduisant pour certaines (5%), à commettre des erreurs médicales », informe le sondage « Medscape ».

Kevin Negalo

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