« Les grands cerfs », de Claudia Hunzinger, lauréat du grand prix Décembre !

Ce 7 novembre 2019, c’est Claudia Hunzinger, l’auteure de « Les grands cerfs » (Éditions Grasset) qui est la nouvelle lauréate du « Grand prix de Décembre » – prix loin d’être le plus médiatisé mais, pourtant, le mieux doté (15 000 €).

« Les grands cerfs » est un livre construit sur la relation entre Pamina et un photographe animalier qui, pour ainsi dire, va lui ouvrir les yeux sur le monde animalier. Grâce à une cabane d’affût. Pamina, vivant dans « les hautes –Huttes » – une fermes isolée des Vosges – va apprendre à différencier, identifier, petit à petit, ces grands cerfs. Le livre, lauréat du « Prix de Décembre », avait aussi figuré dans la liste du prix Fémina et du prix Médicis.

« Les grands cerfs », livre plein de bons sentiments qui nous permet, pourtant de conserver un esprit observateur et d’écologie. Apprendre à être en phase avec la nature : ce que l’on peut y voir, y humer, y apprendre.

Pendant ce temps les climats s’enchaînent, jusqu’à en venir à la peur de la nuit. Mais, bien sûr, de savants plaisirs sont mêlés à ces excursions, comme le plaisirs d’observer incognito. Et être incognito dans la nature c’est un luxe que notre héroïne nous offre.

La relation entre l’Homme et la Nature est plus que jamais mis à l’épreuve. Un réalisme effrayant.

Un monde effrayant également : la narratrice va découvrir que l’Office National des Forêts exige que soit abattu un nombre défini d’animaux chaque année ; officiellement, pour permettre à la forêt de se régénérer, mais aussi, concernant les cerfs, parce que ceux-ci détruiraient les arbres en frottant le velours de leurs ramures contre les troncs.

Ce livre pourrait presque venir dans la continuité des saisons….puisque, petit à petit, notre héroïne se met à nommer ces fameux cerfs : Apollon, Geromino, Merlin. Mais en restant loin de la vision du cerf, avec cette image d’un attendrissant « Bambi »…

A qui veut bien l’entendre, ce livre écrit à la façon d’un thriller n’est pas si naïf. Certes la nature est gratifiante et plein de mystère. Sous toutes les coutures, on peut avoir la possibilité d’en faire l’éloge.

Mais un danger subsiste celui d’une organisation plus destructrice que celui du règne animal. Le passage des hommes est indéfectible.

Un livre tout en originalité pour Claudie Hunzonger qui est aussi plasticienne. Mais ce rapport s’appuie surtout sur un fait concret puisque, dans un rapport du référent WWF, la population de vertébrés a été réduite de 60% depuis 1970.

« Les grands cerfs » se veut un petit peu dans la même veine et du même écosystème du succès populaire « La vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben, décrivant avec précision cet écosystème.

Audrey Gym.

A noter : « Les grands cerfs » est à retrouvé dans la première partie du dossier spécial « Grande rentrée littéraire 2019 » du numéro de septembre de « FemmeS du Monde magazine ».

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