Elles dénoncent les agressions sexuelles de plusieurs chauffeurs Uber.

Grâce au « hashtag » #UberCestOver, le silence se brise aussi vis-à-vis de Uber. Plusieurs femmes livrent leur témoignages et c’est glaçant.

Tout a commencé d’un témoignage de Sonia, une étudiante strasbourgeoise de 22 ans qui, sur Twitter, a fait part de l’agression d’un chauffeur Uber à son encontre alors qu’elle rentrait de soirée le 17 novembre dernier. « Hier soir, pour rentrer en ‘sécurité’, j’ai pris un Uber! Au début j’étais accompagnée, une fois mes amis déposés le chauffeur est devenu trop entreprenant! Il a pris ma main, caressé ma cuisse puis la sienne… J’étais tétanisée, il voyait que j’essayais de retirer ma main de la sienne mais rien à faire! Arrivés chez moi il tend sa bouche pour que je l’embrasse et me dit que c’est dommage que je ne vive pas seule! Je suis sortie de la voiture aussi vite que j’ai pu, en claquant la porte! » explique t-elle. Elle a ainsi posé plainte contre le chauffeur Uber.

Les témoignages se multiplient sur les réseaux sociaux. Depuis quelques jours, des utilisatrices de la plateforme de VTC Uber racontent les agressions sexuelles qu’elles ont subies de la part de certains chauffeurs de la compagnie de transports privés. Depuis le 19 novembre, près de 150 témoignages de jeunes femmes agressées par leur chauffeur ont ainsi été publiés sur les réseaux sociaux avec le « hashtag » #UberCestOver [« Uber c’est fini »].

Après avoir lu le témoignage de Sonia sur les réseaux sociaux, une autre femme de 24 ans a raconté avoir été victime d’un chauffeur Uber au même prénom et dans les mêmes circonstances en 2017. Elle s’est confiée à Anna Toumazoff, créatrice du compte Instagram @memespourcoolkidsfeministes, qui décide alors de relayer l’information auprès de ses 31.000 abonnés via une vidéo mardi. En 48 heures, elle reçoit plus d’une centaine de témoignages similaires de toute la France.

Une autre jeune femme affirme avoir porté plainte contre un chauffeur « qui se touchait et [lui] demandait de regarder, en [la] traitant de chaudasse, enfermée dans sa voiture ». Une autre encore estime qu’un chauffeur l’a « agressée en [la] jetant par terre et en voulant [la] frapper » et qu’un autre l’a « enfermée dans sa voiture une heure ». 

Vu que Uber ne donnait pas de réponse , Anna Toumazoff a interpellé l’entreprise via son compte instagram : « Coucou Uber, vous voulez toujours pas parler de vos chauffeurs agresseurs/violeurs multirécidivistes et du fait que vous les laissez en service, nous exposant toutes au pire? Mieux encore, vous ne répondez a rien et effacez nos commentaires? Nous prenons vos véhicules souvent juste pour se sentir en sécurité, et on risque ça, sérieux? Pas de souci, mais nous on va vous inonder en tout cas. On est des milliers, on a nos claviers, notre hashtag #UberCestOver et notre détermination. Uber, il va falloir se justifier. » En effet, sur les réseaux sociaux, de nombreuses femmes se sont emparées du « hashtag » #UberCestOver pour témoigner des agressions et harcèlement qu’elles ont subi durant une course Uber.

Kevin Negalo

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