Littérature: La reine du suspense, Mary Higgins Clark, est morte à 92 ans.

L’américaine Mary Higgins Clark, « reine du suspense » et l’une des écrivaines les plus vendues au monde, est morte à 92 ans.

Retour, dans cet article, sur les grandes lignes de sa vie et de ses plus grands succès.

Mary Higgins Clark est morte chez elle vendredi 31 janvier, en Floride, à l’âge de 92 ans, a annoncé samedi 1er février son éditeur américain. « C’est avec une profonde tristesse que nous disons au revoir à la ‘Reine du suspense’ Mary Higgins Clark », écrit l’éditeur. « Elle est décédée paisiblement ce 31 janvier, à l’âge de 92 ans entourée des membres de sa famille et d’amis ». Elle a écrit une cinquantaine de livres écoulés à quelques cent millions d’exemplaires, dont plus de 80 millions aux États-Unis, depuis son premier grand succès en 1975, « La maison du guet ».

Née à New York, dans le Bronx, le 24 décembre 1927, dans une famille modeste d’origine irlandais. Une crise cardiaque emporte son père lorsqu’elle a 10 ans et sa mère, se retrouvant seule avec trois enfants, est contrainte de partager sa maison avec des locataires. Mary devra travailler très jeune comme standardiste dans un hôtel puis dactylo avant de se marier, à 20 ans, et de devenir hôtesse de l’air pour la « Pan Am ». Elle cessera de parcourir le monde pour élever ses enfants tout en continuant d’écrire, dans sa cuisine de 5 à 7 heures du matin, avant l’heure de l’école.

Mary a 35 ans lorsque son mari meurt brusquement d’une crise cardiaque à l’âge de 44 ans, la laissant veuve avec cinq enfants à charge. Jeune fille, elle a déjà perdu son frère aîné mort brusquement d’une méningite puis son neveu de 15 mois, tombé d’une fenêtre. Elle redevient dactylo mais rêve toujours de vivre de son écriture. Après des nouvelles, des feuilletons pour la radio, une biographie de George Washington, publiée mais sans succès, elle se lance dans le roman policier. Sa première nouvelle est publiée en 1956. Il lui faudra attendre quinze ans pour que « Simon & Schuster » lui achète son premier roman « Where are the children », à l’époque pour 3 500 dollars. Ce roman noir qui raconte l’assassinat par une mère de ses deux enfants, intitulé « La maiison du guet », en français, a, depuis, été réimprimé plus de 75 fois.

Les « best sellers » vont alors s’enchaîner au rythme de quasiment un par an. La « nuit du renard », « La clinique du docteur H », « Douce nuit… »…Nombre d’entre eux ont été adaptés au cinéma comme « Un cri dans la nuit », écrit en 1982, dont l’interprète principale sera une Meryl Streep méconnaissable, teinte en brune.

La fille de Mary Higgins Clark, Carole Higgins Clark suivra la même voie et, ensemble, elles écriront un livre à quatre mains au début des années 2000, qui sera suivi de quatre autres, jusqu’en 2008, avant que Mary Higgins Clark ne collabore avec Alafair Burke, pour quatre romans, entre 2014 et 2017 . D’où venait son goût pour le suspense et les meurtres ? Dans « La nuit du renard », celle qui à l’âge de 32 ans se retrouve veuve avec cinq enfants  écrit : « Ne jamais juger les gens. Vous ne savez pas quel chagrin les déchire au fond d’eux-mêmes. »

Kevin Negalo

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