L’écrivaine franco-indienne, Shumona Sinha, victime d’une agression et de menaces de morts à caractère racistes!

L’écrivaine franco-indienne, Shumona Sinha -dont le dernier roman « Le testament russe » es paru juste avant le confinement -, a été victime d’une agression et de menaces de morts à caractère racistes.

Ce jeudi 16 avril, alors qu’elle s’apprêtait à sortir dans son appartement, faire quelques courses pour poursuivre son respect du confinement, l’écrivaine franco-indienne, Shumona Sinha a été victime d’une violente agression verbale et intimidation physique, avec menaces de mort à caractère racistes, de la part de son son voisin !

Profondément marquée par la violence de celui-ci, l’autrice du récent roman « Le testament russe », a fait part de cette « mésaventure » et, surtout, de son désarroi, dans une publication sur son profil Facebook, tard ce jeudi soir. Shumona Sinha précise, dans sa publication : «Mon voisin m’a menacé de mort, en montrant qu’il m’égorgera, m’a insulté, m’a demandé de rentrer chez moi, de lui parler en français, a donné plusieurs fois des coups de pied à mon caddie, m’a coincé contre le mur, il est venu au plus près de moi, a bloqué le passage en sorte que je ne pouvais ni renter dans mon appart, ni descendre de l’escalier. ». Cette violence fut telle que, malgré le conseil de ses voisins de crier au secours, au cas où il ce voisin violent l’agressait à nouveau, l’écrivaine a ressentie une telle peur que, comme elle l’écrit elle-même « au bord de m’évanouir, corps tremblant, j’ai pas eu la force. ».

Le pire, dans cette attaque est que, indiquant, ensuite, le contexte, l’écrivaine explique que la violence de ce « voisin », ne date pas de ce jour et est, en fait, consécutif au fait que, en décembre dernier, Shumona Sinha avait été parlé à ce voisin, suite à ses nombreux tapages diurnes et nocturnes. Puis, parce que celui-ci ne l’écoutait pas, au syndic et au propriétaire, précisant que c’est à partir de là que, écrit Shumona « il devient agressif, me hurle dessus dans le hall en me réclamant des excuses. », et fait savoir que le propriétaire de ce voisin ne trouve pas mieux que de refuser de la croire, croyant, à l’inverse, innocent son locataire, et que c’est Mme Sinha qui l’a agressé – ce qui, pour le moins, est surprenant et irréaliste !

Plus surprenant, encore, et même, carrément inconcevable, est la réponse et l’attitude de la police, non seulement celle municipale, mais aussi celle nationale (appel du 17 à partir de tout téléphone), puisque, Shumona Sinha ayant téléphoné aux deux, la réponse commune à ces deux polices est qu’elles ne pouvaient/ n’avaient pas à intervenir, considérant cette violente agression physique et verbale comme « un différend entre voisins » !!!

Comment la police – qu’elle soit nationale ou municipale – peut-elle rester sans agir, lorsqu’une femme seule appelle au secours face à un homme violent ? Peut-on admettre, alors que les associations, les médias et même l’État, ne cessent d’alerter sur les violences faites aux femmes par des hommes, avec son triste cortège funéraire de centaines de victimes, chaque année, qu’aucune des deux polices que nous avons en France ne se préoccupe plus qu’elle l’a fait, ce jeudi 16 avril 2020, dans le cas de Mme Sinha ? Faut-il qu’une femme soit, d’office en couple ou séparée pour que nos polices françaises considèrent le cas comme assez sérieux pour, au moins, se déplacer et faire une vérification ? Les femmes seules, confrontées à la violence de n’importe quel homme ont-elles moins de valeur ? Quand on voit la légèreté avec laquelle les deux polices existantes en France ont réagit à l’appel de Mme Sinha, on est en droit de s’interroger sur la valeur d’une personne en fonction de son « statut marital » qu’accorde l’État lui-même (voire, notre société) ! Comme si « défendre la veuve et l’orphelin » était à prendre, quasiment au pied de la lettre, pour ce qui est de l’engagement de nos polices pour les personnes ayant besoin d’être secourues !

Et, dans le cas de l’écrivaine Shumona Sinha, la passivité des services de police est d’autant plus inacceptable que, comme l’a bien indiqué Mme Sinha, les menaces de morts étaient à caractère raciste ! Ce qui signifie que, non seulement, ni la police nationale ni la police municipale ne se bougent pour une femme soumise à la violence et au danger, entant que femme, mais, pas plus entant que victime de racisme !

Shumona Sinha a trouvé la force de lancer un S.O.S., sous forme de publication sur un réseau social. Mais cela nous questionne sur le nombre de cas similaires qui sont tus – et même tués -, chaque année, dans le plus complet silence et anonymat !

Ce jeudi soir, l’écrivaine a posé une main courante en ligne (confinement oblige), avouant, elle-même, simplement espérer que celle-ci sera prise en compte par la police. Voilà où l’une de nos concitoyenne en est rendue : simplement « espérer » être prise en compte !

Peut-on admettre que qui que ce soit en France, en soit rendu à un si faible espoir, à ce quasi fatalisme, qui vient s’ajouter à la peur justifiée que la violence d’un individu qui pourrait en venir à l’acte irréparable et fatal ? La réponse est « NON ! », bien évidement !

Voilà pourquoi, nous en appelons, officiellement, au chef de l’Etat – le président Emanuel Macron -, au ministre de l’intérieur – Mr Castaner -, et à la Secrétaire d’Etat à l’égalité FemmeS/Hommes – Mme Schiappa -, non seulement, de diligenter une enquête afin de savoir pourquoi, ni la police nationale, ni la police municipale, ne prennent en compte un appel d’une citoyenne française mis en danger entant que femme ET entant que française d’origine étrangère !

Dans le cas où rien ne serait fait, cela voudra t’ il dire qu’il faudra attendre qu’une personnalité féminine française de renommée mondiale fasse les gros titres des drames du quotidien, dans toute la presse, pour que cesse la mise de côté de toute personne qui ne soit pas une femme en couple ou séparée, française de souche, dans les actions menées par nos polices françaises ?

Espérant, non pas de simples réponses de convenance, mais des actes concrets, de la part de toutes les autorités concernées, c’est aux mots-même, exprimés par Shumona Sinha, dans a publication, sur son profil Facebook, que nous laissons le soin de conclure cet article, tant ils sont éloquant, vis à vis de la situation terrible que connaît l’écrivaine de « Apatride », paru en 2017.

« Tandis que mon « voisin » continue à m’intimider et m’insulter. (…) Ça s’empire avec lui au cours de temps. (…) Au lieu de se calmer depuis des mois il est devenu de plus en plus agressif, aujourd’hui menaçant, violent, car personne ne m’a crue. (…)

Je suis chez moi, dans mon pays et dans mon appart, citoyenne et écrivain, mais je ne suis pas en sécurité chez moi.

Je n’ai même pas eu besoin de sortir dans la rue. Chez moi, devant ma porte, un Français de souche, un voisin, se permet de me menacer de mort, à m’intimider en toute impunité, à tenir des propos racistes, croyant que n’étant qu’une femme noire je suis vulnérable. »

Christian Estevez

Sans titre

La publication Facebook faite par l’écrivaine Shumona Sinha, comme appelle au secours (capture d’écran)

Un commentaire

  • Insupportable, et comme souvent la police française tolère, voire plus, ces actes immondes. Tant que nos sociétés soi disant civilisées seront atteintes du fléau du sexisme, et de celui du racisme, on ne verra pas grand-chose de beau et de neuf advenir, hélas…

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