La poétesse haïtienne Farah-Martine Lhérisson, son mari et leur fils, assassinés chez eux !

Ce Lundi 15 juin, la poétesse Farah-Martine Lhérisson, son époux Lamothe Lavoisier et leur fils ont été assassinés à leur domicile.

C’est chez elle, dans sa résidence à Peguy-Ville, dans la commune de Pétion-Ville (Haïti) dans la nuit du lundi 15 juin dernier que la poétesse Farah-Martine Lherisson a trouvée la mort avec son époux, l’ingénieur Lamothe Lavoisier (56 ans), et leur fils. Des individus son entrés dans leur maison et on ouvert le feu sur la famille. Le gardien, lui a été grièvement blessé. Les individus n’ont, pour l’heure pas encore été identifié, aussi le motif du meurtre n’est pas connu.

L’une des étoiles de la poésie haïtienne, Farah-Martine Lhérisson est née le 30 novembre 1970, elle était aussi directrice d’école et professeur de littérature. Elle est l’auteur du recueil de poèmes « Itinéraire Zéro », publié en 1995. Son talent est reconnu dans le milieu littéraire haïtien.

Farah-Martine Lhérisson n’a publié que ce recueil de poèmes dans lequel elle écrivait : « Recommencer … mes vies d’autrefois … ailleurs à nulle autre pareil … tout est à reconstruire ».

Alors âgée de 25 ans au moment de la publication de son recueil de poèmes, elle voit son livre salué par la critique littéraire de l’époque et ses pairs.

Le poète, écrivain, essayiste, académicien et éditeur Rodney Saint-Éloi disait de cette génération de poètes : « Elle porte la voie rompue du poème. Dans cette expérience, rien ne se passe. La vie, la mort, le sang ne nourrissent même plus. La mort semble vaincue et vécue. ».

La communauté littéraire haïtienne et toutes celles et ceux de par le monde qui aiment la poésie haïtienne sont touchés, choqués et tristes par ce triple assassinat.

Pradel Henriquez, le Ministère de la Culture du gouvernement haïtien, a réagi avec émotion à ce triple homicide : « L’assassinat de Madame Lhérisson, professeur de Belles Lettres et l’une des voix majeures de la poésie, attriste le monde littéraire haïtien. Que son âme repose en paix ! ».

La DNL (Direction nationale du livre), en Haïti, s’est aussi exprimé suite à ce décès brusque de la poétesse. « La mort de Farah-Martine Lhérisson est effroyable. Notre littérature haïtienne contemporaine, l’une des rares vibrations positives en ce moment difficile, à côté de l’énergie culturelle, vient ainsi d’être attaquée, dépouillée d’une de ses belles plumes, encore pleine de promesses, et d’une enseignante qualifiée. ».

Kevin Negalo

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