TV – « La Chaîne Parlementaire » (France) : « Melania Trump, cet obscur objet du pouvoir », un documentaire qui garde des coins d’ombres sur la « first lady » des USA.

Disponible depuis le 12 octobre dernier sur le site de la chaîne franco-allemande « Arte », le documentaire « Melania Trump, cet obscur objet du pouvoir », est diffusé aujourd’hui – lundi 2 novembre 2020 -, veille de l’élection présidentielle aux États-Unis d’Amérique, sur la chaîne télévisée française « La Chaîne Parlementaire », à partir de 20h30.

A « FemmeS du Monde magazine », nous avons vu ce documentaire pour vous et nous vous en donnons notre avis dans ce présent article.

Réalisé par Laurence Haïm, journaliste politique et correspondante de la société de presse CAPA et de divers médias français, ainsi que pour la chaîne états-unienne « CBS », « Melania Trump, cet obscur objet du pouvoir » est un documentaire de 56 minutes qui aura pris un an et demi à sa réalisatrice chevronnée (dont c’est le 7ème documentaire – le précédent « Show time », datant de 2016, et réalisé à l’occasion des élections présidentielles des USA de l’époque), tant de nombreux obstacles se sont présentés durant sa réalisation, que ce soit le refus d’obtention d’interviews – particulièrement de Melania Trump elle-même (alors que Laurence Haïm est l’une des rares journalistes françaises à être accrédité pour les conférences de presse de la Maison Blanche et du Pentagone, depuis 1992 – seule journaliste de l’Hexagone a avoir obtenu une interview de Barack Obama durant sa présidence) -, mais également les difficultés dues à la réticence, la méfiance et la défiance qu’ont particulièrement les supporteurs de Donald Trump vis à vis de l’ensemble de la presse mondiale qui, par « connivence politique », sont dans une tendance anti-Trump primaire.

Cette réticence de la part du « camp Trump » trouve, en partie, sa justification lorsque l’on regarde ce documentaire car, même si l’on constate que Laurence Haïm a vu ses a priori sur la première dame des USA s’écraser, pour une part d’entre eux, contre le mur de la réalité. Cela n’empêche, cependant, pas que l’on constate bien le cheminement idéologiquement orienté de ce film documentaire qui, mène lorsque sa réalisatrice est bien obligée de reconnaître que Melania Trump n’est pas la « ravissante idiote » n’ayant toujours eu pour seul objectif, dans la vie, depuis son enfance en Slovénie (son pays de naissance dont elle n’est partie qu’à l’âge adulte) jusqu’à aujourd’hui, de vivre richement, quitte à devenir une de ces «épouses/prostituées » à un homme très riche pouvant l’entretenir toute son existence.

Ce qui frappe dans « Melania Trump, cet obscur objet du pouvoir », c’est que, au terme des 56 minutes du reportage, cette femme reste toujours aussi insaisissable, impossible à cerner de façon certaine, ne pouvant faire l’objet que de fantasmes de toutes sortes (ceux, sexuels, qui se comprennent par son physique encore très avantageux à 50 ans, mais, encore plus, ceux idéologiques – qu’il s’agisse de ceux d’un féminisme misandre occidental qui ne veut voir en toute représentante de la gent féminine qui aime à être séduisante et/ou dévouée à son mari et à son foyer, qu’une victime d’un esclavage volontaire – ou pas – au patriarcat…mais qui, « étrangement », ne le voit pas ainsi pour les femmes non-occidentales qui se soumettent à leur essentialisation entant qu’objet sexuel et de procréation -, mais aussi à ce fantasme de la femme d’Europe de l’Est superficielle).

Réalisatrice de « Melanai Trum, cet obscur objet du pouvoir » – son septième documentaire -, Laurence Haïm a une longue carrière de journaliste politique, spécialisée dans les USA.

D’ailleurs, on a clairement le sentiment, durant ce documentaire, que sa réalisatrice, ne pouvant satisfaire son envie première de « taper sur une ravissante idiote manipulée en tous points », se rabat sur toutes celles qui, par tel ou tel autre détail, pourraient permettre de mettre Melania Trump « dans le même panier », en montrant la futilité, aussi bien des jeunes filles slovènes qui tentent d’échapper au « non-destin » qui les attend de par la petitesse de leur pays, en tentant une carrière de mannequin, qu’elles espèrent international, afin de quitter leur « pays sans avenir », que de toutes ces femmes états-uniennes qui dépensent des fortunes en chirurgie esthétique (payant pour avoir un physique à la «Melania ») » et qui écument les soirées de « pêche à l’homme d’affaire fortuné », pour se caser.

Le fait que Laurence Haïm soit bien obligée de reconnaître que Melania Trump reste un immense mystère (à l’image de ces trois ans de sa vie, lors de son départ de son pays natal, dont absolument personne sur cette terre ne semble savoir ce qu’elle a fait, où elle se trouvait, etc… comme si elle s’était évaporée de la Vie elle-même). Et si c’est bien le constat que fait la réalisatrice-journaliste, en conclusion de ce documentaire, ce dernier vaut d’être regardé, ne serait-ce que pour reconnaître que Melania Trump est a prendre bien plus au sérieux que ce que ses détracteurs (et ceux de son président de mari) veulent faire accroire.

Christian Estevez

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