Cinéma : le « Festival du film kazakhstanais en France » 2020 sous le haut patronage de l’actrice Samal Yeslyamova

C’est sous le haut patronage de Samal Yeslyamova, prix de la meilleure actrice lors du festival du cinéma de Cannes 2018 pour son rôle dans « Ayka » que s’est placé la deuxième édition du festival du film kazakhstanais en France, qui se déroule du 16 décembre 2020 au 4 janvier 2021.

L’occasion pour nous de mettre en avant ce festival et, plus généralement, le cinéma kazakhstanais qui monte sur la scène internationale, à juste titre, et d’autant plus que, cette année, tous les films sont visibles, gratuitement, sur internet.

L’actrice kazakh, Samal Yeslyamova, à la renommée internationale, particulièrement depuis sa prestation de Ayka dans le film au titre éponyme, et qui lui a déjà valu trois prix de la meilleure actrice, dans des festivals internationaux, dont le plus prestigieux d’entre tous – le festival international du film de Cannes -, en 2018, ainsi que deux nominations, dont l’un toujours pour « Ayka » et l’autre pour son tout dernier film « Les voleurs de chevaux » – dont la sortie était prévue en cette fin d’année 2020 en France, mais reporté à mars, puis avril 2021, pour cause de pandémie de COVID-19 -, a accepté d’honorer de sa présence de son haut patronage, le tout jeune festival du film kazakhstanais en France, édition 2020.

Initialement programmé en septembre, reporté en décembre, cette deuxième édition du festival du film kazakhstanais en France se déroule, comme la presque totalité des festivals de cette année, exceptionnellement, en ligne, depuis le 16 décembre dernier et prendra fin le 4 janvier prochain. Ces changements conséquents ont eu des effets sur la programmation initiale de cette seconde édition puisque, ne pouvant présenter des films récents et, pour l’essentiel, encore inédits en France – avec, en film d’ouverture, l’excellent film historique « Tomiris », véritable « blockbuster » kazakhstanais qui retrace la vie de la reine du même nom, elle qui fit tomber le gigantesque empire perse du roi Cyrus, et dont nous avons écrit le plus grand bien, il y a quelques semaines, à l’occasion de sa sortie en VAD (Vidéo A la Demande), en DVD et blue ray (cliquer ici pour lire l’article) -, André Raphaël Ivanov – délégué général du festival – et toute l’équipe ont fait le choix de présenter une sélection 14 des grands classiques du cinéma kazakhstanais, allant de 1938 à 1994 (parmi lesquels « Le chant de Manchouk », mettant en valeur Manchouk, réelle combattante kazakh, héroïne de la 2nde guerre mondiale, face à l’armée allemande, et dont nous vous proposeront un article-critique dans les prochains jours).

« Le chant de Manchouk », avec l’actrice Natalia Arinbassarova

Qui pourrait croire qu’une telle rétrospective qu’est celle que propose le festival du film kazakhstanais en France serait faire un festival au rabais, se trompe totalement, au moins vis à vis de deux éléments. Tout d’abord, il y a le fait que, si le cinéma kazakhstanais n’est pas parmi les plus célèbres du monde, ce n’est pas pour autant qu’il n’est pas riche d’un grand nombre d’œuvres cinématographiques et qu’il est sans valeur, bien au contraire ! Les quatorze films proposés par le festival, pour cette année, sont de véritables « monuments historiques » qui méritent vraiment d’être « visités ». D’autre part, alors que ce festival est programmé pour le mois de septembre et qu’il a été reporté à décembre, en salles, c’est mi-octobre que, le président de la république française annonçant que le pays allait rentrer dans un second confinement de fin octobre à mi-décembre, toute l’organisation du festival du film kazakhstanais a dû changer ses plans, décidant, non pas d’annuler l’éditons 2020, mais de la réaliser en ligne, à partir de son site, et, choisissant l’option d’une rétrospective, il a fallut, à cette organisation, se procurer les films, mais, surtout, les traduire et réaliser les sous-titres pour chacun d’entre eux avec, par professionnalisme et véritable considération pour le public, restaurer le son de chacun de ces quatorze films !

Le festival du film kazakhstanais en France méritait donc bien le soutient de l’actrice Samal Yeslyamova, pour cette édition 2020, mais également du réalisateur russo-kazakhstanais Sergueï Dvortsevoï (qui fut le lauréat du Prix « Un certain regard » lors de l’édition 2008 du Festival de Cannes, pour son film « Tulpan » et du prix Nika du meilleur film documentaire pour son film « Highway »), qui est le président d’honneur de cette deuxième édition.

Mais il ne faut pas oublier le soutien d’autres membres et amis de l’Association française du cinéma kazakhstanais que sont : le réalisateur Hugh Hudson (réalisateur du mythique « Les chariots de feu », de « Greystoke, la légende de Tarzan – premier film de Christophe Lambert -, ou encore, du très bon « Altamira », sorti début 2020, avec Antonio Banderas et Rupert Everett), l’actrice Maryam d’Abo (James Bond girl dans « Tuer n’est pas joué »), le chanteur Richard Cocciante (« Coup de soleil », « Mio refugio »), le réalisateur Souleyman Cissé (« Yeelen », du réalisateur/scénariste Adilkhan Yerzhanov (« La tendre indifférence du monde »), le cinéaste Emir Baigazin (« L’ange blessé »), le réalisateur et acteur Aziz Beyshenaliev (« The liquidator »), l’acteur Sanjar Madi (« Guardians » – très bon film d’action, à voir absolument pour qui aime les films de super-héros -, « Paris song », ou encore le magnifique « Zolotaya Orda »), Hervé Schneid (grand monteur, dont les films de Jean-Pierre Jeunet – « Delicatessen », « Alien 4 » -, « Or noir », de Jean-Jacques Annaud, mais aussi, de l’injustement sous-valorisé « Rendez-vous au tas de sable », avec Richard Gotainer, en 1989), la jeune réalisatrice Victoria Yakubov (dont le très poétique court métrage « Trésor » et de « Olma Djon », dont la seule bande-annonce que nous avons eu l’occasion de voir nous donne particulièrement envie), Nicolas Trembasiewicz (chef monteur de « Wasabi », « Le transporteur » et de Nino Kirtadze (journaliste, réalisatrice de nombreux documentaires primés et actrice de films et séries TV comme « Les mille et unes recettes d’un cuisinier amoureux », « Les cordiers juges et flics »).

A noter que, depuis le début du festival du film kazakhstanais en France 2020, le 16 décembre dernier, la célèbre actrice Natalia Arinbassarova (interprète principale de « Le chant de Manchouk », cité plus haut, mais aussi, parmi une longue et impressionnante filmographie, « Une journée tranquille à la fin de la guerre » de l’oscarisé et multi récipiendaire de prix aux festivals de Cannes, Venise, etc…, Nikita Mikhalkov) a rejoint les soutiens du festival.

Pour ce qui est des films, ce sont donc treize films, en plus de celui que nous vous avons cité par deux fois et qui fera l’objet d’un prochain article-critique.

Cette liste de quatorze films est la suivante :

Amangeldy (1938)

Les Chants d’Abaï (1945)

Notre Cher Docteur (1957)

Je m’appelle Koja (1963)

Matin anxieux (1966)

L’Ange à la calotte (1968)

Le Chant de Manchouk (1969)

Kyz-Jibek (1970)

La Fin de l’Ataman (1970)

Le Féroce (1973)

Le Transsibérien express (1977)

Le Goût âpre de l’enfance (1982)

La Chute d’Otrar (1991)

La Biographie d’un jeune accordéoniste (1994)

Avec une telle pléiade de grands noms du cinéma mondial et une telle programmation, nulle doute que ce festival du film kazakhstanais en France est de qualité et, très certainement, promis à un grand avenir (en tout cas, c’est tout ce que nous lui souhaitons). Il n’y a donc pas à hésiter de vous rendre sur le site du festival pour voir cette belle programmation cinématographique, et ce d’autant moins que, cerise sur le gâteau, leur visionnage est totalement gratuit (ce qui n’est pas le cas de la majeure partie des festivals de cinéma diffusés en ligne cette année) !

Christian Estevez

Lien vers le site du festival du film kazakhstanais 2020

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