Côtes-d’Armor (France) : Une femme condamnée pour avoir eu des relations sexuelles avec un ado de 14 ans.

Poursuivie pour atteinte sexuelle et soustraction d’enfant, une Loudéacienne de 37 ans comparaissait, ce mardi 16 mars, devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc.

Elle avait été remise en liberté provisoire en février. Une femme de 37 ans, habitant le secteur de Loudéac et mère de trois enfants, était jugée pour soustraction d’un mineur de moins de 15 ans à l’autorité parentale et atteintes sexuelles, par le tribunal de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), le mardi 16 mars 2021. Elle a été condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

En juillet 2020, une mère reçoit un SMS d’une voisine de 37 ans qui lui avoue aimer son fils de 14 ans. Depuis un an, cette femme donnait des cours de soutien au mineur.

Après ce SMS, les parents du jeune garçon lui ont donné l’ordre de cesser toute relation avec leur garçon, celle-ci se poursuit. En septembre, le père porte plainte pour atteinte sexuelle. Quelques jours plus tard, c’est l’adolescent qui dépose plainte contre ses parents pour violences. Il quitte le domicile familial et se réfugie chez la trentenaire.

Après une seconde plainte, la voisine est entendue par les enquêteurs. L’adolescent est provisoirement placé. Le 21 octobre, il fugue de nouveau et est retrouvé caché chez la voisine. Il est alors orienté dans un foyer.

Fin janvier, les gendarmes découvrent que la trentenaire, qui a interdiction de rentrer en contact avec le mineur, ne respecte pas son contrôle judiciaire. Ils trouvent dans son téléphone de nombreux échanges amoureux partagés avec le mineur. Après une garde à vue, elle est écrouée.

Appelée à la barre, la prévenue, en instance de divorce et qui a été violentée durant vingt ans par son mari, explique d’une voix émue : « Il m’a dit que ses parents le maltraitaient. Au fil des mois, il s’est créé une complicité entre nous et je suis tombée follement amoureuse de lui. ». Elle reconnaît toutefois qu’elle n’aurait pas dû céder aux avances du mineur. « S’il était maltraité, pourquoi ne pas l’avoir emmené à la gendarmerie ? », questionne la présidente.

« Aujourd’hui, cette femme n’a pas conscience d’avoir détruit, par emprise, une relation entre des parents et leur fils unique », plaide Me Tabard, avocat de la partie civile.

L’ado est actuellement sous la protection judiciaire de la jeunesse à Rennes. « Il éprouve un sentiment de persécution envers ses parents, assure la procureure. Cette femme lui a complètement retourné le cerveau. ».

L’avocate de la défense monte alors au créneau et dénonce « une chasse aux sorcières ». Elle rebondit sur la plaidoirie de l’avocat en charge de défendre les intérêts du mineur qui souligne qu’à 14 ans, un mineur est un « incapable » de par la loi, « alors qu’à 13 ans, il est responsable pénalement. C’est de l’hypocrisie ! » Elle regrette l’absence de l’adolescent à l’audience.

Après un long délibéré, outre la peine d’un an de prison, aménageable par le port d’un bracelet électronique, le tribunal condamne la trentenaire à un suivi psychologique. Elle a interdiction de travailler auprès d’enfants durant cinq ans et sera inscrite au fichier national des délinquants sexuels.

Kevin Negalo

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