Affaire Mila : «Peut-être que je serai morte dans cinq ans», se confie t-elle dans Sept à Huit.

L’adolescente, sous protection policière depuis 18 mois, après avoir critiqué l’islam, a fait une poignante confession, dimanche soir sur TF1.

La jeune Mila, 18 ans, harcelée et menacée de mort sur les réseaux sociaux suite à ses propos contre l’Islam, a délivré un témoignage poignant ce dimanche dans l’émission Sept à Huit sur TF1.

Harcelée et menacée de mort après avoir publié une vidéo controversée sur l’Islam, la jeune femme a raconté son quotidien, les menaces dont elle est toujours victime et les camouflages dont elle use pour se protéger. Elle s’est aussi confiée sur ses sentiments vis-à-vis de la France et sur son avenir, qu’elle envisage sombre.

« Quand on me demande : « où te vois-tu dans cinq, dix ans ? » Je me vois peut-être grande brûlée, peut-être avec une jambe arrachée, ou peut-être morte. Peut-être que je serai morte dans cinq ans », a expliqué la jeune femme qui se dit « prisonnière dans son propre pays ». « J’étais pourtant persuadée que mon pays n’était pas comme ça ! (…) Je vois la lâcheté partout autour de moi. Personne ne fait rien parce que les gens ont peur, a ajouté Mila. Moi, je n’aurais jamais la prétention de dire que je suis plus courageuse que les autres, plus forte ou plus puissante que quelqu’un d’autre, parce que ce n’est pas le cas. »

Victime de cyber-harcèlement et de menaces de mort, la jeune femme raconte son histoire dans un livre « Je suis le prix de votre liberté » qui doit sortir le 23 juin prochain aux éditions Grasset. Dans celui-ci, elle écrit : « Malgré moi, je porte sur mes épaules le combat qu’un pays entier devrait mener. Celui de la liberté d’expression. Devoir supporter un tel poids à mon âge est révoltant. Je suis abandonnée par une nation fragile et lâche ».

Et malgré ce quotidien compliqué, la jeune femme assure qu’elle ne « s’arrêtera jamais de parler »

Le 3 juin dernier, le procès de 13 personnes accusées d’avoir participé au cyber(harcèlement s’est ouvert à Paris, en présence de Mila. Il a été renvoyé au 21 juin, après l’examen de questions de procédure. Les prévenus, âgés de 18 à 30 ans, encourent jusqu’à trois ans de prison de 45.000 euros d’amende.

Kevin Negalo

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