Françoise Hardy  »proche de la fin » : dans une bouleversante interview et parle d’euthanasie.

La chanteuse Françoise Hardy, atteinte d’un cancer du pharynx depuis trois ans, s’est confiée ce mardi 15 juin à un magazine. Dans cette interview bouleversante, à laquelle elle a répondu par mail, elle confie être “proche de la fin”.

«Privée de salive depuis trois ans par 45 séances de radiothérapie, j’ai en permanence des détresses respiratoires, des crises d’étouffement et de suffocation, sans parler des hémorragies nasales interminables», confiait Françoise Hardy, en mars dernier dans les colonnes de « Paris Match ».

Malade  depuis plusieurs années, la chanteuse Françoise Hardy est de plus en plus rare publiquement, mais elle a accordé une longue interview à « Femme actuelle » – une interview par mail, car comme le précise le magazine : « son état ne lui permettant pas de répondre de vive voix ».

Dès la première question, « comment vous sentez-vous ? », Françoise Hardy répond cash : « Proche de la fin ». Elle revient ensuite sur ses problèmes de santé : otite sérieuse, tumeur du cavum, radio et immunothérapies, dérèglement thyroïdien… « Je n’ai plus rien qui fonctionne normalement depuis ces thérapies et mes nuits sont pires que mes jours, confie-t-elle. Il y a toujours pire que ce dont on souffre soi-même, mais ce n’est pas une consolation. »

La chanteuse de 77 ans évoque aussi l’euthanasie : « A l’âge de 15 ans, j’avais vu à la télévision je ne sais plus quel film suivi d’un débat sur l’euthanasie et en avais été immédiatement partisane ma mère aussi. (…) Atteinte de la maladie de Charcot, ma mère a eu beaucoup de chance que son médecin lui trouve un médecin hospitalier qui l’a euthanasiée avec ma collaboration quand elle ne pouvait aller plus loin dans cette horrible maladie incurable. En ce qui me concerne, j’aimerais avoir cette chance, mais étant donné ma petite notoriété, personne ne voudra courir encore plus le risque d’être radié de l’ordre des médecins. ».

Françoise Hardy n’a pas fait les démarches pour trouver quelqu’un qui pourrait l’aider à partir en paix, et si c’était le cas, elle ne le dirait pas. Sa seule peur ? « L’immense chagrin de la forme de séparation avec les êtres qu’on aime le plus au monde qu’est la mort. ». Son fils, Thomas Dutronc, « est très respectueux et compréhensif sur ce plan comme sur d’autres », raconte-t-elle. Quant à Jacques Dutronc, ils sont « d’accord sur beaucoup de choses et il ne veut pas que je souffre de façon inhumaine à cause des séquelles de traitements trop lourds et de l’âge. Qui voudrait ça ? ».

Kevin Negalo

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