La basketteuse française Valériane Ayayi a joué les JO de Tokyo en étant enceinte !

La basketteuse française, médaillée de bronze à Tokyo, a révélé, ce mercredi 11 août, qu’elle avait disputé les Jeux olympiques de Tokyo en étant enceinte de plus de trois mois.

C’est dans un message publié sur son compte Twitter, mercredi, et lors d’un entretien accordé à France Info.

Championne de France, vice-championne d’Europe et médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo : c’est le palmarès affiché cette année par la basketteuse française Valériane Ayayi Vukosavljević. Des succès d’autant plus forts, que l’athlète les a vécus en étant enceinte !

Afin de ne pas en faire « un évènement dans l’évènement », Valériane Ayayi Vukosavljević a préféré attendre la fin des Jeux olympiques de Tokyo pour dévoiler publiquement la nouvelle. Outre ses proches, seules quelques personnes en équipe de France étaient dans la confidence.

C’est sur Twitter qu’elle a posté une photo d’elle et de son ventre arrondi : «  Championne de France, vice-championne d’Europe et médaillée olympique mais ma plus belle médaille se trouvait depuis tout ce temps gardée bien au chaud  », écrit-elle, avec toutes ses médailles et les deux mains sur son ventre. Un message qui lui vaut de nombreux messages de félicitations de la part d’autres sportives de haut niveau, notamment des athlètes de la délégation française olympique.

Dans une interview à France info, Valériane Vukosavljević explique qu’elle a évidemment géré la situation avec les conseils de sa gynécologue qui lui a donné le feu vert pour jouer l’Euro et les JO de Tokyo : «  Comme je suis sportive de haut niveau et que j’ai l’habitude de faire du sport quotidiennement, ma gynécologue a affirmé qu’il n’y aurait aucun problème vis-à-vis de ma pratique sportive (…)  ». Elle raconte aussi que ses partenaires de jeu, chez les Bleues, n’étaient pas au courant. Le médecin de l’équipe de France, ainsi que la coach, étaient, en revanche, dans la confidence, avant l’Euro en juin. «  La coach m’a dit qu’elle était très contente pour moi, que cette grossesse ne remettait pas en question ma sélection à l’Euro et aux JO, si tout était bon sur le plan médical  » raconte-t-elle. En revanche, elle ne voulait pas devoir «  gérer les réactions d’autres joueuses, des médias ou autres  » pour pouvoir rester concentrée sur les compétitions. Sur le terrain, elle explique avoir eu «  peur que des coéquipières, ou même des adversaires, agissent différemment avec moi, sous prétexte que j’étais enceinte  », même si elle confie que trois de ses partenaires étaient quand même au courant.

elle a reconnu que, pour son mari resté en France, la situation avait été un peu plus compliquée. «Il était plus inquiet. À chaque fin de match, il me rappelait une action où j’étais tombée ou avais bloqué une fille qui arrivait à pleine vitesse». Désormais de retour chez elle, Valériane Ayayi Vukosavljević va se reposer, tout en continuant la pratique physique. «Cela va être le moment de travailler sur des aspects que je n’aurais pas pu travailler pendant une saison normale», a-t-elle indiqué. Et de conclure : «J’ai hâte de me reposer et de profiter pleinement de cette grossesse».

Une performance exceptionnelle pour Valériane Ayayi Vukosavljević, qui a disputé les deux compétitions internationales en étant enceinte.

Les grossesses des sportives de haut niveau sont un sujet difficile, une parenthèse à faire dans la carrière, un retour parfois compliqué… Mais la basketteuse gère ça avec simplicité. Quand elle a signé avec son club « Basket Landes », les choses étaient claires et son projet d’enfant était connu. Une situation qui tranche avec certains témoignages de sportives qui expliquent avoir été victimes de discrimination pendant leur grossesse ou après leur maternité. En 2019, la championne américaine Allyson Felix, sextuple championne olympique, avait publié une tribune dans le « New York Times » dans laquelle elle dénonçait son sponsor Nike, qui prévoyait dans le contrat des athlètes féminines une diminution de 70 % en cas de grossesse.

En 2017, Serena Williams avait remporté l’Open d’Australie alors qu’elle était enceinte de deux mois.

Kevin Negalo

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