Olivia Podmore, championne de cyclisme sur piste néo-zélandaise, âgée de 24 ans, s’est suicidé!

La championne néo-zélandaise de cyclisme, Olivia Podmore a été retrouvée morte, au lendemain de la clôture des JO de Tokyo, pour lesquels elle n’avait pas obtenu sa sélection.

C’est un grand choc qu’à provoqué l’annonce du décès de la championne de cyclisme sur piste néo-zélandaise, Olivia Podmore, faite par David Lappartient, président de l’Union Cycliste Internationale, ce lundi sur twitter : « Profondément attristé d’apprendre le décès soudain de la cycliste Olivia Podmore de Nouvelle-Zélande (…) C’est une perte tragique et toutes mes pensées vont à sa famille et ses amis », a-t-il écrit, accompagné d’une photographie en noir et blanc, de la sportive.

Les circonstances de sa mort n’ont pas été révélées le jour même. C’est, finalement son compatriote et ami très proche, le rameur Eric Murray, double champion olympique et multiple champion du monde, qui, dans une conférence de presse donnée mardi, a évoqué le suicide d’Olivia Podmore, venant confirmer la principale thèse sur la mort de la championne, puisque celle-ci avait publié, sur Instagram, quelques heures avant d’être retrouvée morte, tôt lundi matin, dans as propriété de Cambridge (Nouvelle Zélande), une photo d’elle en compagnie de sa mère, et avec pour texte « Le sport est un exutoire incroyable pour tant de gens, c’est une lutte, c’est un combat mais c’est tellement joyeux », écrivait-elle en commentaire d’une photo souriante. « Le sentiment lorsque vous gagnez ne ressemble à aucun autre, mais le sentiment lorsque vous perdez, lorsque vous n’êtes pas sélectionné même si vous vous qualifiez, lorsque vous êtes blessé, lorsque vous ne répondez pas aux attentes de la société telles que posséder une maison, un mariage, des enfants, tout cela parce que [vous] essayez de tout donner à votre sport, ne ressemble également à aucun autre ». Cette publication, qui laisse transparaître toute la pression que connaissent les sportifs de haut niveau, et les effets sur leur santé mentale, a, depuis, été retirée de son compte sur le réseau social.

La photo noir et blanc d’Olivia Podmore publiée sur Twitter par David Lappartient – président de l’Union Cycliste Internationale, avec le message annonçant le décès de la jeune championne.

Selon le journal britannique « mirror », forcément très marqué par l’émotion due à la perte de son amie, Eric Murray à déclaré : «  J’étais avec elle hier à cette heure-ci et j’aurais aimé qu’elle dise quelque chose […] Si vous l’aviez vue au cours des 72 dernières heures, vous n’auriez pas pensé que cela pouvait arriver ». Le champion d’aviron a, ensuite, indiqué que la jeune championne, seulement âgée de 24 ans, s’était suicidé, et qu’elle avait laissé une lettre pour ses proches : « Elle nous a laissé un message. Un message que nous ne souhaitons pas que quelqu’un d’autre ait à lire un jour », a-t’il déclaré, sans, pour autant, dévoilé quoi que ce soit de la teneur dudit message laissé par Olivia Podmore.

Ce suicide de la championne cycliste fait grandir, de fait, le débat sur la pression que subissent les athlètes professionnels de niveau international, et comment cela joue, négativement, sur leur santé mentale, comme les cas récents de la numéro 2 mondiale de tennis, Naomi Osaka, se retirant du tournoi de Roland Garros, dès le début de la quinzaine du tournoi du grand chelem parisien, et, durant ces jeux olympiques de Tokyo, l’états-unienne, Simone Biles, devenue la plus grande gymnase de tous les temps, se retirer en plein milieu de la compétition par équipe et décider de déclarer forfait pour les épreuves individuelles par agrès, évoquant, toutes deux, le besoin de sauver leur santé mentale mise à mal.

D’ailleurs, la fédération néo-zélandaise de cyclisme n’a pas tardé à réagir, faisant savoir, par la voix de Jacques Landry, directeur général de Cycling New Zealand, qu’elle allait revoir son soutien aux athlètes en matière de santé mentale. « Pour l’instant, il s’agit pour nous de nous concentrer sur le bien-être des personnes qui sont ici et qui doivent faire face à cette perte », a déclaré ledit directeur général, lors d’une conférence de presse, donnée mardi, lendemain du décès d’Olivia Podmore.

A cette déclaration s’est ajouté celle de Raelene Castle, directrice du programme gouvernemental pour le sport (« Sport NZ »), qui a reconnu que le soutien apporté aux sportifs de haut niveau était insuffisant. « L’héritage d’Olivia doit être que nous y apportions des améliorations », a-t-elle déclaré aux journalistes.

Pour conclure, rappelons qu’Olivia Podmore était née le 24 mai 1997 dans la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, et qu’elle avait à son palmarès, les médailles de bronze et d’argent en 2015, lors des championnat du monde junior de Astana (capitale du Kazakhstan), ce qui lui avait permis de se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio, l’année suivante.

Christian Estevez

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