Mila adresse une lettre ouverte aux femmes afghanes !

Ce mardi 16 août, au lendemain de la prise de Kaboul par les « talibans », la jeune Mila a adressé une lettre ouverte aux femmes afghanes…mais pas qu’à elles…

Retrouvez le contenu, in-extenso, de cette lettre, à la fin de notre article.

Alors que la totalité de l’Afghanistan est retombé entre les crocs des « talibans » (guillemets car « taliban » signifie, tout simplement, « étudiant », en arabe – surnom donné à ces fanatiques au début des années 1990 parce qu’ils passaient leur temps à « étudier » les textes islamiques, pour en sortir une application ultra-rigoriste, et même au-delà des textes), avec la prise de la capitale du pays qu’est Kaboul, ce 15 août 2021, le monde entier est, en tout premier lieu, préoccupé par le sort de toute la gent féminine afghane, puisque, « islamisme » rime avec « féminicide » – ce qui a, de la part de ces « talibans », été confirmé durant le règne de terreur qu’ils ont fait pesé sur l’Afghanistan, de 1996 à 2001.

Si des millions de femmes et d’hommes, à travers la planète, expriment leur inquiétude et leur soutien à l’ensemble de la population afghane et, en, tout premier lieu, à toutes les représentantes de la gent féminine du pays, parmi les voix que la presse veut bien porter, il y a celle de Mila, cette jeune femme française qui vit sous protection judiciaire, prisonnière dans son propre pays, pour avoir dit ce qu’elle pensait de l’islam, sur les réseaux sociaux, et qui, à son corps défendant, est devenue l’une des principales icônes pour le combat au droit de la liberté d’expression et contre le fanatisme islamique.

En fait de voix, c’est plus exactement la plume de Mila qui a servi à exprimer la pensée de Mila, et ce par le biais d’une lettre ouverte que celle-ci a adressé, dès mardi 16 août, aux femmes afghanes…et y mettant une frange des femmes occidentales devant leur responsabilité.

Dans cette lettre, Mila rappelle, entre autres, que c’est l’asservissement à la loi des hommes qui est le seul futur des femmes afghanes (rappelant, en creux, qu’il n’y a rien d’une quelconque « volonté divine » dans l’esclavage et les abominations que subissent ces femmes).

Mais cette héroïne de la Démocratie s’adressent, à la fin de sa lettre ouverte, à toutes les personnes occidentales qui se disent si « féministes » (C’est Mila elle-même qui, dans sa lettre, met des guillemets à « féministes », en parlant de ces intersectionnelles). Et elle s’adresse à ces « woke » (« éveillées » en anglais – ndlr), de façon nette, précise et concise, pour leur rappeler leur lâcheté et leur féminisme à deux vitesses (là, c’est nous qui soulignons), écrivant : « Les « féministes » ont des yeux, une bouche, alors pourquoi ne dénoncent-elles pas tout ce qu’elles voient ? Vous êtes woke ? Alors soyez-le jusqu’au bout ! Ayez conscience de l’oppression de l’islam sur ces femmes. Ah, oui, j’oublie un détail, ce combat est beaucoup plus dangereux que ceux que vous menez habituellement. ».

Pour notre part, en plus d’être, une fois de plus, fier de la jeune Mila, par son soutient officiel aux femmes afghanes, nous avons été soulagé et rassuré de constater que la jeune femme ne s’est, finalement, pas laissée prendre dans les rets du piège qui lui avait été clairement tendu par le recteur de la grande mosquée de Paris, grand maître, à cette occasion, de la « Taqîya » (« art islamique » de la dissimulation de ses véritables pensées, façon de pratiquer le double language) lorsqu’elle avait répondu à son invitation à une visite de ladite mosquée, profitant de l’occasion, pour lui offrir en coran pitoyablement « girly », que, forcément, elle était condamnée à devoir lire et en dire du bien, par la suite, et, pire, par sa question traître, demandant à Mila ce qu’elle pensait de l’islam, en public – lui faisant, au passage, la morale, avec cette phrase « L’islam est une religion que, bien évidement, il y a lieu de respecter » – ce qui voulait bien clairement dire « Ta liberté d’expression doit s’arrêter là ou nous considérons qu’il y a blasphème ».

Avec cette lettre, dans son ensemble, et avec cette phrase : « Ayez conscience de l’oppression de l’islam sur ces femmes », Mila a donc fait d’une pierre trois coups, puisque, d’une part, elle a exprimé son soutient aux femmes afghanes qui, à présent, n’ont plus que la terreur comme seul avenir, avec le retour des « talibans », d’autre part, elle a mis clairement les féministes intersectionnels (qu’il s’agisse des femmes comme des hommes), si « éveillés » à toutes les moindres micro-oppressions qui pourrait exister, et Mila a, surtout, rappelé qu’elle était une personne libre, à qui l’on n’obligera pas, de façon directe ou détournée, à se priver de sa liberté de penser et d’exprimer cette pensée.

Alors, à notre tour de soutenir Mila dans la poursuite de son combat pour la Liberté (la vraie), ainsi, bien évidement, qu’à toutes la population afghane qui doit, à nouveau, faire face à la barbarie et à l’obscurantisme des « talibans », et, tout particulièrement, à toutes les femmes et filles de ce pays.

Christian Estevez

Photo : compte instagram de Mila

La lettre de Mila :

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