Afghanistan : la mère de famille et ses cinq enfants bloqués à Kaboul ont pu rejoindre la France.

La femme de 35 qui était bloqué à Kaboul avec ses cinq enfants ont pu avoir leur visas pour rentrer en France.

C’est ce jeudi 26 août, après midi,que la mère et ses cinq enfants ont commencé à voir le bout du tunnel ,dans un pays devenue l’enfer depuis la prise de pouvoir des talibans.

Bloqués entre les talibans et l’aéroport de Kaboul depuis plusieurs jours, malgré leur visa de long séjour pour la France. « Elle a probablement pu entrer dans l’aéroport, mais les informations sont imprécises. Ils n’ont plus de batterie pour leur téléphone et nous n’avions plus d’informations », nous a-t-il été expliqué au cabinet d’avocats Kati, qui défend les intérêts de la famille depuis Paris. Avant un message plus joyeux ce jeudi soir : « Je viens d’apprendre que la famille est en France ! » Se réjouit Me Ferielle Kati, sans autre précision sur les conditions de rapatriement.

La veille, devant le tribunal administratif de Paris, Me Bathilde Richoux avait plaidé la cause de cette famille, tiraillée entre Paris et Kaboul depuis huit ans. Le père, restaurateur de la région Île-de-France de Nangarhar, avait obtenu l’asile en France en 2015, puis, en 2019, des visas dits de « regroupement familial » pour sa femme et ses enfants.

Mais ce n’est que le jour même de la prise de Kaboul par les talibans, le 16 août 2021, après une longue série de rencontres avortées, que la mère de famille a enfin pu obtenir les fameux visas. Et pendant plusieurs jours, les enfants de 8 à 16 ans, et leur mère ont été plongés dans l’incertitude et l’anxiété croissante, à la porte de l’aéroport, à la veille de la fin des évacuations par la France.

En moins de vingt-quatre heures, le juge des référés de Paris a rendu une décision favorable à la famille. « Le ministère, tant par le retard avec lequel il a obtenu les visas que par la non-prise en considération de sa situation, a commis une ingérence grave et manifestement illégale dans son droit à mener une vie familiale normale, ainsi qu’à la protection de sa vie et celle de ses enfants », détaille l’ordonnance rendue jeudi. Le juge a ordonné « au ministre des Affaires étrangères de contacter sans délai (la mère de famille) pour certifier que sa demande de rapatriement a été prise en considération et pour l’informer de la suite qu’il est en mesure de prendre ».

« Cependant, l’autre famille que nous suivons, une mère et six enfants, n’a pas pu entrer dans l’aéroport. Face à la menace croissante d’attentats terroristes, ils ont fait volte-face. Ils ont échappé à deux attentats à temps, mais s’ils avaient su plus tôt qu’ils ne seraient pas autorisés à entrer, ils n’auraient pas pris autant de risques », souffle leur avocat Me Richoux, en quête de solutions. Cette famille dispose également de visas de long séjour pour rejoindre le père, réfugié en France et cuisinier à Mulhouse.

Joseph Kouamé

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