Affaire femme décapitée à Agde : Le suspect N°1 arrêté et mis en examen pour ‹‹assassinat›› et ‹‹vol›› !

Le principal suspect dans l’affaire de la septuagénaire retrouvée décapitée chez elle a été mis en examen pour « assassinat » et « vol dans une habitation ».

Le suspect du meurtre d’une septuagénaire découverte décapitée à Agde (Hérault) a été mis en examen, samedi, pour assassinat et placé en détention provisoire le même jour, a annoncé le procureur de Béziers, lors d’une conférence de presse.

L’autopsie de la victime, a révélé le procureur, « confirme que la mort est due à la décapitation ».

L’homme âgé de 51 ans, un ancien boxeur, était l’ancien mari de la femme de ménage de cette septuagénaire.

En 2020, « la victime avait renvoyé cette femme de ménage, soupçonnant son mari, le gardé à vue, de lui avoir dérobé de l’argent alors qu’il effectuait chez elle des petits travaux », avait précisé le procureur de Béziers, Raphaël Balland, vendredi.

‹‹Il fallait agir très vite pour appréhender l’auteur des faits avant qu’il ne prenne la fuite››, a indiqué le procureur, qui a parallèlement ouvert une enquête pour violation du secret de l’enquête après la publication dans la presse de plusieurs éléments, comme la présence de caméras de surveillance dans le domicile. Tout comme Sophie Thomas, il a loué le travail des cinquante enquêteurs, avant de dérouler le détail de leurs investigations.

Grâce à des témoignages et à l’exploitation de vidéosurveillance, les enquêteurs ont déterminé que la victime avait été tuée entre 17h30 et 18h10. Raphaël Balland a indiqué que la cause du décès était ‹‹la décapitation, en l’absence d’autres blessures mortelles››. Les policiers ont rapidement identifié le suspect, arrêté moins de 24 heures après la découverte des faits et placé en garde-à-vue. Tout au long de cette dernière, Jean-Michel Moulin a affirmé qu’il n’avait aucun souvenir des faits, invoquant des troubles de la mémoire.

Mais de nombreux éléments le mettent gravement en cause, a détaillé le procureur, qui en listé cinq :

1.‹‹ Les vidéos montrent un homme qui correspond à son apparence physique›› : chauve, il porte un masque, des gants en latex et un ‹‹grand couteau››

2. ‹‹L’expertise du laboratoire de la police scientifique de Marseille a permis de mettre en évidence l’ADN de la victime et celle du suspect sur les gants retrouvés sur les lieux du crime››

3. ‹‹L’ADN de la victime a également été retrouvé sur les traces de sang prélevées sur des chaussures découvertes lors de la perquisition au domicile de Jean-Michel Moulin››

4. Des sacs de course et des victuailles ont été retrouvés chez Jean-Michel Moulin, qui correspondaient aux courses effectuées par la victime

5. Enfin, la présence du véhicule du suspect a été enregistrée à proximité immédiate du domicile de la victime par la vidéosurveillance de la ville, et ce aux horaires du meurtre.

Jean-Michel Moulin est âgé de 51 ans. Père de deux enfants, il est marié à une ancienne femme de ménage de la victime. Il quitte la commune d’Hautmont en 2015 et s’installe à Agde avec sa famille. Il est séparé de son épouse depuis dix-huit mois, mais ils ne sont pas divorcés. Elle continue même de s’occuper de lui, à cause de ses troubles neurologiques.

A son domicile, de nombreux papiers repositionnables en forme de pense-bête, pour se rappeler ce qu’il devait faire à chaque moment de la journée, ont été retrouvés. Jean-Michel Moulin est suivi par un psychiatre à Agde, et avait bénéficié d’une consultation le jour même des faits. Il est titulaire d’un CAP de pâtissier et a effectué plusieurs métiers, comme boxeur professionnel et agent de sécurité. Il est actuellement sans profession mais effectue de petits travaux, notamment chez la victime.

Il a été condamné à deux reprises par la justice. Pour vol, une condamnation très ancienne, selon le procureur, puis pour inscription indue sur des listes électorales en 1995, une infraction pour laquelle il a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis. En juin 2019 il a aussi eu une altercation avec un jeune garçon de onze ans, à qui il a donné une gifle car il lui reprochait d’avoir abîmé ses plantes vertes avec un ballon de foot. Il avait écopé d’un simple rappel à la loi .

«  L’avenir nous dira s’il est responsable, ou pas, de ses actes  », a terminé le procureur. «  De très nombreuses investigations restent à faire  » dans les mois qui viennent.

Joseph Kouamé

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