Rennes (France) : Une enseignante menacée de mort par une mère d’élève !

Les fait ont eu lieu le jour de l’hommage au professeur Samuel Paty, assassiné il y a un an.

Peu avant l’hommage national à Samuel Paty, professeur d’histoire à Conflans-Sainte-Honorine, assassiné il y a un an pour avoir montré des caricatures de Mahomet. Une enseignante de l’école publique Jean-Rostand, à Rennes, a été prise à partie par une mère d’élève. Cette dernière a proféré des menaces de mort à l’encontre de l’enseignante, provoquant l’indignation de l’ensemble du personnel.

Tout part pourtant d’un sujet anodin : la mère de famille reproche à l’institutrice de ne pas avoir fait les lacets de son enfant, la semaine précédente. Pour protester, elle s’introduit vendredi matin vers 8h45 dans la classe de CE2 de l’enseignante. Le ton monte, l’institutrice souligne qu’elle perturbe le fonctionnement de la classe. C’est alors que l’autre réplique, en la menaçant de mort.

La direction est alertée, puis les autorités judiciaires, qui ordonnent rapidement l’interpellation de la mère de famille. Dès l’après-midi, un dispositif de police est mis en place près de l’école, incluant des effectifs de brigade anti criminalité. Les policiers interceptent, vers 16h, une Mercedes blanche, avant qu’elle ne soit en vue de l’école pour ne pas choquer les élèves. C’est non pas la mise en cause qui est au volant, mais son compagnon. La femme est finalement interpellée une demi-heure après, à Beaulieu, non loin d’un camp de gens du voyage. Placée en garde à vue, elle encourt une peine de trois à cinq ans de prison et 45.000€ d’amende «pour menace de commettre un crime ou un délit à l’encontre d’un enseignant ou de tout membre des personnels travaillant dans les établissements d’enseignement scolaire», rappelle le média « Ouest-France ».

L’inspecteur de l’académie s’est rendu sur place et a dénoncé des «faits inadmissibles». Le recteur a également décidé de porter plainte avec l’enseignante, disant prendre «toutes les dispositions nécessaires pour la placer sous sa protection fonctionnelle».

Agée de 29 ans, la mise en cause n’a pas d’antécédent judiciaire. Elle devra aussi effectuer un stage de citoyenneté, précise le parquet.

Joseph Kouamé

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