L’actrice Geena Davis dénonce le comportement discriminatoire d’Hollywood sur l’âge des femmes.

L’actrice américaine de 65 ans, oscarisée en 1989, et héroïne de « Thelma & Louise », a fait des révélations choc sur le comportement discriminatoire d’Hollywood sur l’âge des actrices.

Les politiques de casting d’Hollywood, et plus généralement du cinéma dans son ensemble, sont de plus en plus épinglées pour leurs réflexes réducteurs. Différence d’âge démesurée entre le partenaire masculin et la partenaire féminine d’un couple à l’écran (elle est, très souvent, beaucoup plus jeune), mais aussi mise au placard des femmes de plus de 40 et 50 ans, les principales concernées décident désormais de prendre la parole et entendent bien faire bouger les lignes patriarcales de la culture.

C’est lors d’une interview pour le podcast « Allison Interviews », que Geena Davis, l’une des figures du mouvement Time’s Up, a dénoncée la discrimination qu’elle subit depuis plusieurs années. Avec un exemple en guise d’introduction : « Un certain acteur masculin qui faisait un film m’a dit que j’étais trop vieille pour jouer son amoureuse, alors que j’avais 20 ans de moins que lui », se souvient-elle. Un comportement qu’elle estime « très étrange et très répandu ».

Elle poursuit : « Les femmes atteignent leur apogée dans la vingtaine et la trentaine, et les hommes dans la quarantaine et la cinquantaine pour ce qui est des acteurs. Les stars masculines du cinéma veulent donc paraître plus jeunes qu’elles ne le sont, ou elles veulent plaire à des personnes plus jeunes, c’est pourquoi elles veulent toujours une co-star très jeune. C’est pour cela que cela se produit et que les femmes ne sont pas très souvent choisies après 40 ou 50 ans. C’est parce qu’on estime qu’elles sont trop vieilles pour être un intérêt romantique. »

Selon l’actrice oscarisée de 65 ans, « les personnages de plus de 50 ans représentent 20 % des personnages à l’écran, mais les femmes de plus de 50 ans ne représentent qu’un quart de ces personnages. Donc les femmes de plus de 50 % sont 5 % des personnages à l’écran. »

Un bilan peu reluisant que ce genre de discours parviendra, s’il est suivi de décisions concrètes de la part d’une industrie par bien des aspects misogynes, à rééquilibrer.

Maxime Kouadio

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