Evan Rachel Wood détaille ses accusations d’abus sexuels de la part de Marilyn Manson, dans un documentaire.

Le documentaire « Phoenix Rising » donnera la parole à l’ex-fiancée du chanteur de métal, Marilyn Manson, qui dénonce les abus sexuel et sévices psychologiques que Evan Rachel Wood aurait subi.

Dans le documentaire « Phoenix Rising », qui sera présenté en avant-première lors du festival de Sundance le 23 janvier prochain, l’actrice Evan Rachel Wood se livre sur les abus sexuels et psychologiques que Marilyn Manson aurait commis à son encontre, et explique son propre chemin vers la justice.

Le documentaire, réalisé par Amy Berg, est divisé en deux parties, et seule la première partie sera projetée à Sundance. Selon la description du film, « Phoenix Rising » montre Wood revendiquer son histoire « dans une culture qui rejette instinctivement la faute sur les femmes » et la suit « alors qu’elle s’apprête à nommer son célèbre agresseur pour la première fois ». Le film semble tirer son titre, « Phoenix Rising », du « Phoenix Act », un texte que Wood a contribué à créer et qui est devenu une loi californienne en 2019. Cette loi prolonge le délai de prescription pour les violences conjugales de trois à cinq ans.

L’avant-première de « Phoenix Rising » est prévue pour le 23 janvier, et une deuxième projection est prévue pour le 25 janvier. Le festival du film de Sundance 2022 se déroulera en ligne cette année en raison de la pandémie.

Bien que Wood ait déjà révélé qu’elle avait été victime de violences conjugales, ce n’est qu’en février dernier qu’elle a publiquement accusé Marilyn Manson (de son vrai nom Brian Warner) pour la première fois. Wood et Warner ont commencé à se fréquenter en 2007, alors qu’elle avait 19 ans et lui 38, et ils se sont séparés trois ans plus tard.

Aujourd’hui l’actrice passe une nouvelle étape avec la sortie du documentaire « Phoenix Rising », de la réalisatrice Amy Berg. «Je peux enfin l’annoncer au monde entier. Je me suis associée à Amy Berg sur un projet intitulé « Phoenix Rising ». Un documentaire qui explore les aspects de ma vie, de ma carrière, de ma famille, le passage de #ThePhoenixAct, et finalement la décision de nommer mon agresseur publiquement», a-t-elle expliqué sur les réseaux sociaux. Plus qu’un témoin, l’actrice est partie prenante du projet qu’elle mène depuis deux ans avec la réalisatrice, comme le rapporte le magazine américain « Variety » .

«Nous voulions raconter une histoire sur l’autonomisation, quelque chose qui offrirait des perspectives aux femmes et aux hommes coincés dans des situations de violence. Et c’est ce que nous étions en train de faire quand Evan Rachel Wood s’est décidée à le nommer publiquement», a aussi expliqué Amy Berg à « Variety ». La réalisatrice a déjà à son actif le documentaire « Deliver us from Evil », sorti en 2006, consacré au prêtre pédophile californien Olivier O’Grady.

Phoenix Rising sera présenté dans le cadre du festival de Sundance, le 23 janvier, en deux épisodes. HBO, qui diffuse « Westworld » , la série dans laquelle joue Evan Rachel Wood, programmera le documentaire «dans les mois à venir», selon « Variety » . Le documentaire devrait également parvenir en France sur la plateforme OCS, mais aucune date n’a été annoncée encore.

À l’origine de ce documentaire, donc, une dénonciation publique. «Le nom de mon agresseur est Brian Warner, aussi connu du monde entier comme Marilyn Manson. Il a cherché à m’amadouer dès mon adolescence et a abusé de moi de façon horrible pendant des années», avait lancé l’actrice en février 2021 sur son compte Instagram. «J’ai été soumise à un lavage de cerveau et manipulée. Je ne vis plus dans la peur des représailles, des calomnies ou du chantage. Je suis ici pour dénoncer cet homme dangereux et interpeller les nombreuses industries qui l’ont protégé, avant qu’il ne ruine plus de vies. Je suis aux côtés des nombreuses victimes qui ne resteront plus silencieuses», avait-elle ajouté.

Evan Rachel Wood n’est pas la seule personne à dénoncer le comportement du chanteur. Trois autres femmes l’accusent de violences sexuelles et psychologiques subies, sur la période 2009-2011 : la mannequin Ashley Morgan Smithline, l’actrice Esmé Bianco et l’ancienne assistante de Marilyn Manson, Ashley Walters. Chacune décrit des sévices similaires : intimidation, séquestration, punitions et menaces de mort. Un cinquième témoignage, celui d’une certaine Gabriella, accuse le chanteur de plusieurs viols au terme d’une relation entamée en 2015.

Une enquête est en cours ; le 29 novembre dernier, la maison du chanteur, située à Los Angeles, a été perquisitionnée et «des appareils de stockage multimédia, y compris des disques durs» ont été saisis, selon le site américain « TMZ ».

Maxime Kouadio

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